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L'étude a porté sur 24 enfants de 7 à 12 ans ayant une croissance normale. Ils sont internes dans une école où le petit déjeuner habituel comprend: pain et céréales (une seule variété est proposée mais elle change fréquemment), beurre, confiture, sucre thé et lait, le tout à volonté. La consommation moyenne habituelle à ce repas est de 400 kcal.
Quelques jours avant le début de l'étude les enfants concernés et leurs éducateurs ont été réunis. le déroulement a été expliqué et chacun s'est entraîné à évaluer ses sensations de faim et à les traduire par le placement d'une marque sue une échelle "analogue-visuel". Pour ce faire, un segment de droite de 100 mm est présenté au sujet. Il est borné à chaque extrémité. la borne gauche porte la mention "extrême", la borne droite la mention "nulle". le sujet fait une marque entre les deux bornes à l'endroit qui lui semble correspondre le mieux à ce qu'il ressent alors.
Nulle I...............................................................I Extrême
Les enfants répartis en deux groupes, A et B, ont participé chacun à deux tests .
Deux petits déjeuners ont été proposés à une semaine d'intervalle :
Pour le groupe A,
1ère semaine:
60g de pain "baguette" (165kcal)
40g de confipote,
200ml de lait
10g de sucre, soit au total 400kcal
2ème semaine:
45g de pétales de maïs (165kcal)
40g de confipote,
200ml de lait
10g de sucre, soit au total 400kcal
Pour le groupe B, le menu des 1ère et 2ème semaines a été inversé.
Ces aliments devaient être obligatoirement et entièrement consommés.
Les enfants ont évalué leur état de faim avant et après le repas. Les expérimentateurs passaient toutes les demi-heures dans les classes et chaque sujet évaluait à nouveau ses sensations de faim.
A l'heure habituelle du déjeuner, le même repas a été présenté aux deux groupes lors des deux tests. Chaque aliment (carottes râpées en salade, steaks de boeuf haché, purée de pommes de terre, compote de pomme-abricot, gâteaux secs, pain) était consommé strictement à volonté par chacun. Toutes les consommations individuelles ont été pesées.
Les résultats montrent que les enfants ont toujours très faim avant le petit déjeuner. Après le petit déjeuner "pain", ils sont immédiatement et significativement plus rassasiés qu'après le petit déjeuner "pétales". Ils ont significativement moins faim à 10h, 10h30, 11h et 11h30. A 11h, dans le cas du pain toujours, une baisse de la faim intervient soudain. L'explication de ce phénomène intéressant n'est pas claire, il faudrait un suivi de la glycémie.
Les résultats de l'analyse des consommations faites au cours du déjeuner montre que les enfants consomment plus après le petit déjeuner "pétales de maïs". La différence, environ 100kcal est due à une consommation plus importante de pain (20kcal), de purée et surtout de gâteaux secs.(environ 45kcal)
Ainsi, malgré une prise énergétique identique, les enfants ont globalement des sensations de faim moins intenses après le petit déjeuner "pain" qu’après le petit déjeuner à base de pétales et de surcroît le déjeuner qui suit est moins important. Il est intéressant de remarquer que ces deux situations favorisent les performances intellectuelles(Politt et al., 1981; Smith et al., 1991).
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