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Les résultats des enquêtes réalisées tant en Europe qu'aux Etats-Unis, depuis plus de soixante ans, ont souligné le rôle primordial du petit déjeuner sur l'apport nutritionnel et son équilibre. Ces études ont en particulier montré que l'évolution staturale et pondérale, l'assiduité et les résultats scolaires étaient meilleurs chez les enfants prenant habituellement un petit déjeuner. Actuellement, en France, 80% des adultes et près de 85% des enfants disent être convaincus de l'importance de ce repas et consomment "quelque chose " le matin (Deheeger et al, 1993). Que devraient-ils consommer ?
Pourquoi prendre un petit déjeuner ?
L'impact des facteurs socioculturels sur l'horaire, la dimension et la composition de nos repas est indiscutable mais il n'est pas exclu que ces "règles" soient cependant le reflet des besoins physiologiques. Les résultats de certains travaux anciens, réalisés sur des nouveau-nés, suggèrent que le programme à 3 ou 4 repas s'établit spontanément. Dans l'une de ces études, par exemple, les mères avaient reçu l'instruction de répondre à toute demande manifestée par l'enfant et il fut observé que du 2 au dème jour, les enfants faisaient 11 à 12 repas. A 10-12 jours, s'est établie une période stable avec 5 à 6 repas quotidiens sans demande nocturne (Symparian et Maclendon, 1945). Après six mois, les enfants se sont stabilisés sur un rythme de 3 repas quotidiens avec un repas au réveil.
Les sujets humains dans leur grande majorité, comme le rat de laboratoire, comme le porc, cet autre omnivore, prennent un repas après le repos nocturne. En l'absence de ce repas, l'organisme entre en état de jeûne avec une hypoglycémie qui va s'aggravant tout particulièrement chez le jeune (Thornston et Horvath, 1965).
C'est un fait d'observation courante, bien confirmé par les études expérimentales : l'absence de petit déjeuner conduit en fin de matinée à un état de fatigue générale et à une baisse des performances physiques et intellectuelles. Ainsi, il a été montré, chez des enfants de 10 ans environ, que l'absence de petit déjeuner, n'affecte pas le niveau de vigilance mais provoque une augmentation du nombre des erreurs faites à un test de reconnaissance de formes. Plus la glycémie est basse, plus les erreurs sont nombreuses (Politt et al, 1981).
Les temps de réponse d'étudiants soumis à des tests faisant appel à la mémoire sont significativement plus longs quand ils n'ont pas pris de petit déjeuner (Benton et Sargent, 1992).
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