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Pourquoi donc le pain est-il conseillé ?
Rappelons brièvement quelques principes de base de l'équilibre alimentaire.
Notre ration alimentaire quotidienne dépend de l'âge, de l'exercice physique, de l'appétit et du sexe.
Pour rester en bonne santé, notre organisme a besoin avant tout d'un apport régulier d'aliments variés :
- des aliments bâtisseurs, les protéines, servent à la croissance et à l'entretien du corps.
- des aliments énergétiques, les lipides (graisses) et les glucides (sucres) entretiennent le métabolisme de base et servent de moteur à l'effort.
- les vitamines et les oligo-éléments sont répartis dans l'ensemble des aliments en fonction de leur capacité à s'y fondre : lipo-solubles, on les trouve dans les graisses, hydro-solubles, dans tout ce qui contient de l'eau.
L'énergie apportée par un aliment, comme toute énergie fournie par un combustible, a une unité de mesure, la calorie ou le Joule : 1 kcal - 4,18 kJ
Les trois groupes d'aliments que nous venons de distinguer n'ont pas, à poids égal, la même valeur calorique :
1 g de protéines = 4 kcal
1 g de glucides = 4 kcal
1 g de lipides = 9 kcal
L'homme adulte a besoin de 2000 à 2700 kcal/jour pour couvrir ses besoins en énergie.
La femme se contente de 1800 à 2000 kcal.
A l'adolescence, entre 13 et 15 ans, les besoins quotidiens flutuent de 2500 kcal pour les filles à 2900 kcal pour les garçons.
Les nutritionnistes ont évalué la juste mesure d'une ration quotidienne équilibrée :
• 50 à 55 % de glucides,
• 30 à 35 % de lipides,
• 15 % de protéines.
L'enfant trouve dans le pain un aliment approprié à ses besoins spécifiques.
Un corps en pleine croissance et plein de vitalité est synonyme de fortes dépenses énergétiques. Pour répondre à ces besoins augmentés, des aliments riches en glucides complexes tels que le pain assurent aux jeunes organismes d'importants apports.
Chez les enfants où le grignotagne constitue la principale erreur alimentaire, le pain représente dans le cadre d'un repas complet un apport d'énergie de longue durée, sans apport excessif de lipides. Cela permet ainsi d'éviter la consommation de sucreries, barres chocolatées et autres sodas responsables de nombreux cas de surcharges pondérales ou d'obésités.
Le petit déjeuner dans l'alimentation de l'enfant gros.
Le petit déjeuner chez l'enfant gros est certainement un moment important de la journée, plus que pour les enfants de poids normaux.
En effet, il est impératif dans le traitement de l'obésité que le sujet n'ait pas faim au cours de la journée. A cette fin rompre le jeûne entre le diner et le déjeuner du lendemain est indispensable. Sauter le premier repas de la journée, c'est imposer à l'organisme quelques 17 heures de jeûne pendant lesquelles l'enfant vit sur ses réserves. Réserves qu'il devra restituer après les repas suivants et même peut-être augmenter tant le métabolisme de ces enfants est sensible aux variations brutales de l'alimentation.
Le petit déjeuner est aussi indispensable au confort intellectuel de l'enfant : les enseignants connaissent bien le passage à vide qui disperse l'attention de leurs élèves dans la deuxième moitié de la matinée.
Deux tartines de pain, un bol de lait chocolaté pour les plus gourmands et un jus de fruit suffisent pour combler les besoins de l'organisme.
De plus, l'association protéines végétales du pain et protéines animales du lait, associé à des glucides complexes aide non seulement au rassasiement mais aussi à la satiété.
Le traitement de l'obésité de l'enfant devient un problème de santé publique. Traitement qui ne doit pas être trop différé dans le temps car bien souvent le poids augmente au même rythme que la "désespérance" de l'enfant. Les médecins pensaient, et parfois à juste titre, que tout s'arrangerait à l'adolescence. C'est vrai pour certains enfants mais non pour la majorité. Il faut donc savoir réagir vite et encourager les parents à intervenir rapidement.
Dr Patrick Sérog, médecin Nutritionniste, Hôpital Xavier Bichat.
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