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Qui a eu le premier l’idée d’écraser le grain pour en faire de la farine ? A-t-elle jailli du choc des silex ? Le premier moulin fut une pierre plate pour étaler le grain et un gros caillou rond tenu à pleines mains pour l’écraser dessus. Jusque-là, l’homme mangeait sa cueillette de graines d’épeautre ou d’amidonnier crue ou grillée et se contentait de la mâcher.
En réduisant le grain en farine, l’homme venait d’inventer le moyen d’en faire des bouillies, des galettes et bientôt du pain. Le moulin est, à travers les âges, l’une des plus belles preuves de l’ingéniosité humaine. Du pilon au moulin à eau, à vent, à vapeur et enfin automatique, le moulin n’a cessé d’évoluer. Le meunier est le premier ingénieur de l’histoire.
A main, à eau, à vent...
Les premières meules ont été conçues pour broyer les aliments à l’image de nos dents. Les Egyptiens améliorent la technique du mortier en utilisant une meule mobile, convexe, qui écrase le grain sur une meule dormante, concave. Puis, comme les Grecs et les Hébreux après eux, ils découvrent qu’ils obtiennent beaucoup plus de farine en se donnant moins de peine si la meule mobile est tournante. Aussitôt dit, aussitôt fait, ils y attellent esclaves et chevaux. Les Romains améliorent le système en utilisant la force de l’eau : de grosses roues plongées dans le courant actionnent les meules. C’est d’Orient que viendra l’idée d’utiliser le vent et de donner des ailes aux moulins : un souvenir bien utile rapporté par les preux chevaliers des Croisades.
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