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Le poids du pain
L’alimentation est la première cause du surpoids. Destructuration du rythme, de l’ordre et de la composition des repas. On observe que les obèses ont tendance à manger plus gras que les autres. Pour diminuer cet apport en graisses, les
nutritionnistes conseillent d’augmenter la part des
glucides complexes. Le pain se retrouve donc tout naturellement en première ligne dans la lutte contre l’obésité. Il aide à limiter en douceur la boulimie de sucres et de graisses. Avec le pain, le sujet n’a pas faim.
Assimilés lentement par le tube digestif, les glucides complexes rendent progressive l’élévation du taux de glycémie. Ils retardent d’autant le retour de la sensation de faim.
Dans un régime hypocalorique, le pain restera donc omniprésent. Seule la quantité sera réduite : un petit quart de baguette par repas. Il sera l’aliment support des autres et il est déconseillé de le consommer seul.
La fibre de la minceur
Le pain contient des fibres comme la cellulose : 0,3 g/100g dans le pain blanc et 1,5 g/100 g dans le pain complet. Ces fibres sont des glucides non assimilables. Elles ralentissent la digestion et donnent une bonne satiété. Sortir de table sans avoir faim, c’est possible avec le pain.
Tout se passe comme si le pain “épongeait” les calories : le tube digestif absorbe plus lentement les nutriments mélangés au pain. Les fibres résistent à la digestion et combattent
efficacement les problèmes de constipation.
Sur la balance
Pour garantir notre équilibre alimentaire, il nous faut consommer chaque jour :
- 50 à 55 % de glucides,
- 30 à 35 % de lipides,
- 12 à 15 % de protéines.
Les glucides se taillent la part du lion. On voit bien qu’il n’est pas question de supprimer le pain qui doit être l’un des
principaux apports en glucides. La part des glucides simples, les fameux sucres que l’on ajoute un peu partout, n’a cessé de croître durant ces dix dernières années. La courbe de l’obésité a suivi. De même, la consommation moyenne de lipides se situe plutôt entre 37 et 43 % de l’apport énergétique quotidien. Il est prouvé qu’un retour à la normale dans la répartition des proportions permet déjà un premier amincissement.
Mesurer le surpoids
L’indice de masse corporelle (IMC) permet de définir les
catégories du surpoids :
l’IMC est le rapport entre le poids en kg sur la taille en mètres au carré.
- avec un IMC entre 19 et 25, on a un poids normal ;
- avec un IMC entre 25 et 30, on a un surpoids ;
- avec un IMC entre 30 et 35, on a une obésité modérée ;
- avec un IMC entre 35 et 40, on a une obésité sévère ;
- avec un IMC supérieur à 40, on a une obésité morbide.
Une personne qui mesure
1,60 m et pèse 60 kg a donc un IMC de 23,43. Si elle pèse 64 kg, son IMC passe à 25 : c’est le début du surpoids.
Pain et pathologies
Des études scientifiques ont prouvé que la présence des fibres du pain contribue à faire baisser le taux de cholestérol.
Des études épidémiologiques ont démontré que la consommation de glucides complexes était inversement proportionnelle à la fréquence des maladies
cardio-vasculaires ; à condition toutefois de manger au moins 250 g de pain par jour.
Le pain est un allié précieux dans les cas de diabète :
- dans le diabète non insulino-dépendant, lié à l’excès de
poids, le pain sert de coupe-faim naturel.
- dans le diabète insulino-dépendant, le pain ralentit le passage des sucres dans le sang. Le pain, de préférence complet, bien réparti entre les repas pour avoir le meilleur équilibre glycémique possible, évitera les pics hyperglycémiques et limitera les besoins en insuline.
Le pain est bien un allié de notre santé quotidienne.
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