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Le céréalier est l’héritier d’une très ancienne tradition rurale. Un héritier très moderne qui met tous les atouts de la technologie au service d’un savoir-faire qui vient du fond des âges. Le métier ne cesse d’évoluer pour répondre au plus près à la demande de la meunerie et de la boulangerie. Un blé aussi bon qu’hier, cultivé avec les moyens de demain.
Dans notre imagerie paysanne, on trouve le laboureur qui pique ses bœufs, le semeur qui lance le grain à la volée dans le sillon et le moissonneur armé de sa faucille. A la Révolution française, quand il a fallu trouver des symboles républicains, la gerbe et l’épi, le geste de la semeuse et l’or des moissons se sont tout naturellement imposés.
Pour une poignée de blé
Etre céréalier, c’est avoir la passion du blé. Il faut le voir en bout de sillon, froisser un épi dans ses doigts, goûter un grain de blé. Il faut le voir plonger ses mains dans l’or blond de la récolte qui va remplir ses silos. Ce blé, il l’a vu en herbe. Il en a suivi toute la croissance, guettant la première neige, surveillant la levée, la montaison, l’épiaison, la maturation. Il s’est demandé s’il avait fait le bon choix de semences, si le rendement serait bon, il a craint l’orage, s’est relevé la nuit. La moisson est le couronnement de son travail. Sa moissonneuse-batteuse abat le travail à une vitesse dont son grand-père n’avait pas idée. Ce qui n’a pas changé, c’est le cycle des saisons, prêt à recommencer. La moisson faite, il pense à la suivante.
Liste des formations aux techniques agricoles et des écoles d’agriculture : Ministère de l’Agriculture, Bureau d’information et d’orientation technique : DGER, Direction Générale de l’Ensei-gnement et de la Recherche, 1 ter, av. de Lowendal, 75007 Paris.
Tél : 01 49 55 42 36
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